– Marie Adrien Perk, son fils Jacques et La Roche

Une des attractions touristiques de La Roche, c’est le Mémorial de Marie Adrien Perk érigé par la ville de La Roche, aussi connu comme “La pierre Perk”.

M.A. Perk
1834-1916

Marie Adrien Perk, né en 1834 à Delft, était pasteur à Dordrecht et Breda aux Pays Bas. C’est lui qui écrivait en 1882 le premier guide touristique sur les Ardennes en néerlandais. Cet éminent littéraire, avait une fervente admiration pour La Roche et il s’était fixé comme but de faire connaître notre ville et ses beautés naturelles.

Jacques Perk (1859-1881), son fils, était poète et a également fait de nombreux séjours à La Roche et y a écrit des poèmes dédiés à notre ville. Son oeuvre la plus connue est “Ode à Mathilde”. Malheureusement, il est décédé très jeune.

C’est entre autres grâce à eux que notre ville reçoit autant de visiteurs néerlandais.

Ce qui est intéressant c’est que Marie Adrien Perk était pasteur de l’église Wallone aux Pays-Bas. Tout était dit en français, alors, lui et sa famille connaissaient la langue française vraiment bien!

Du livre “Le Pays de le Roche” de Charles Nollomont:

Le 20 juillet, au retour d’une flânerie qui l’a mené du site de Montaigu de Saint-Thibaut au bord de la rivière, Jacques transcrit pour les siens ses impressions du jour:

J.F.H. Perk
1859-1881

“J’étais couché sur le dos, au bord du chemin, près de Marcourt, le long de l’eau, et je rêvais. Alors, je fus baisé par les petites feuilles vivantes et j’ai pensé à vous autant que je lefais toujours, quand je me hâte vers ma bien-aimée, vers l’Ourthe divertissante qui, riant de plaisir, me reçoit dans son sein moelleux et couvre mes cheveux démêlés de baisers humides. Elle me presse dans ses bras frais qui se replient, et de la béatitude germe dans son sein ondoyant. Alors je pense bien cordialement à vous tous et je baise les vagues dansantes et je songe aussi aux petites soeurs qui folâtrent comme les rides bondissantes de l’eau frisée, et à mes parents dont l’image nage vers moi gravement, comme de grosses vagues qui roulent vers moi avec un éclat de rire gris-sombre!

Ô Ourthe enchanteresse aux eaux profondes, à la molle douceur, vous m’êtes infiniment chère!”

Le Trio MaGMa et peintre Daisy Hoste discutent Jacques Perk

Bonne semaine poétique,

Marijke Persijn