– Ma mère m’a appris à aimer la poésie

Le 22 août 2019, ma mère, Franske Persijn-Jorritsma, est décédée. Deux jours avant son  92e anniversaire. Elle est restée avec nous très longtemps. Surtout avec moi, qui étais l’enfant aîné.

In memoriam Franske Persijn – Jorritsma

Elle m’a appris  à aimer des textes littéraires et des poèmes. Elle était ma coach personnelle et ainsi, j’ai gagné des prix lors de concours de déclamation. Et même avec deux poèmes en français de Jacques Prévert.

Notre enfance fut une belle période avec l’auteure néerlandaise Annie M.G. Schmidt qui possédait un humour splendide. Mais ma mère aimait des poètes différents. Dans son armoire, j’ai trouvé beaucoup de recueils de poésie, même en “Fries” et sud-africain.

Jusqu’à la fin de sa vie, elle a été membre d’un petit groupe où on partageait et lisait des poèmes. Enfin, on est venu chez elle, parce qu’elle ne pouvait plus sortir.

F. Persijn – Jorritsma
1927 – 2019

La semaine avant qu’elle ne décède, Eric et moi sommes allés chez elle chaque jour. Elle était claire, gentille et s’intéressait à nous, à nos enfants et petits-enfants. Je lui lisais les rimes et les vers de mon album de poésie ainsi que le poème qu’elle avait écrit dedans le 4 mars 1964. Cette poésie est basée sur un texte de la Bible de la première lettre aux Corinthien, verset 13. Je la lui ai lue. Elle me regardait intensément. Après, elle a déclamé le poème “L’amour est si grand” de Harriet Laurey. Tout par coeur!

Eric a fait une vidéo pour la cérémonie de vendredi passé (31 août). Il a mis des photos de ma mère et de notre famille dans la vidéo de notre Trio MaGMa “Eternal Source of Light Divine” (Händel). Regardez la photo où je lis des textes de l’album de poésie et à la fin de la Bible bleue.

Lors de la cérémonie, j’ai chanté “Swing low sweet chariot”, la chanson que je chantais pendant la soirée où elle est décédée…

La photo des fleurs qu’elle aimait tant

Marijke Persijn